Pourquoi notre système économico-industriel mondialisé peut-il s’apparenter à un système complexe ?
La croissance de nos sociétés civilisées a augmenté d’une manière anarchique, sans concertation, sans philosophie, sans que l’intérêt de l’humanité en soit le vecteur principal. Elle s’est construite au hasard des alliances entre dominants, de leurs victoires ou de leurs défaites ; aux hasards des découvertes, des croyances, des modes, des fantasmes, de la naissance de certains dogmes ou de leur fin, de profonds changements dans la culture des peuples qui ont été obligés de modifier leur style de vie, etc.
Tous ces événements se sont déroulés au fil du temps qui lui-même est irréversible. Le progrès a ainsi avancé sans schéma, sans plan, sans protocole, sans petits cailloux blancs, sans fil d’Ariane. Les ponts, nous les avons coupés derrière nous, bien convaincus que nous ne retournerons jamais en arrière. Nous devons alors admettre que notre civilisation n’est pas un système compliqué, mais bien un système complexe évolutif. Voir blog du 2 mars. Ainsi, la croissance de la complexité de nos sociétés humaines est irréversible. Il est très peu probable de revenir en arrière, de détricoter ces écheveaux d’événements tous profondément intriqués, emmêlés. Toute décroissance est impossible. Toute nouvelle organisation sociétale ne pourra prendre son essor que lorsque celle actuelle aura quasiment disparu.

Laisser un commentaire