À propos de Jacques Niederer

Mes diplômes

  • Ingénieur diplômé de l’École Supérieure Technique de Genève.
  • Licencié ès Sciences Physiques de l’Université de Genève.
  • MSc and PhD in Medical Biophysics, Toronto University, Canada.

Je suis  né à Genève en 1938, d’un père suisse (mécanicien de précision) et d’une mère française (mère au foyer).

Mon activité professionnelle

J’ai travaillé à temps plein comme ingénieur pour :

La Fabrique Fédérale d’Avions, à Emmen, Lucerne (département aérodynamique);

Weser Flugzeugbau in Bremen, Deutschland

Puis enfin à l’Institut Battelle à Genève.

J’ai aussi enseigné quelques années les mathématiques à l’École Supérieure Technique de Genève.

Après la mort de mon père d’un cancer, j’ai décidé de consacrer ma  vie professionnelle à cette pathologie. Après une formation de physicien d’hôpital à l’Institut Gustave Roussy de Villejuif, j’ai travaillé en tant que tel à l’Hôpital Cantonal Universitaire de Genève (HCUG). Très vite, j’ai ressenti la nécessité d’approfondir mes connaissances au Princess Margaret Hospital de Toronto (PMH) qui héberge aussi l’Ontario Cancer Institut (OCI). C’est dans ce dernier que j’ai fait  mes thèses de Master (radiobiologie) et plus tard de Ph.D. (en biophysique médicale). Le mentor de mon Ph.D. était alors le Dr James Till, connu mondialement pour ses travaux de pionnier sur les cellules souches. Ce scientifique a beaucoup influencé ma façon de penser. A mon retour à l’HCUG, l’état d’esprit qui animait le PMH et l’OCI m’a terriblement manqué mais, pour des raisons personnelles, j’ai dû rester à Genève. Après un désaccord sur des questions d’éthique dans les traitements, j’ai arrêté toutes activités professionnelles à l’âge  de 50 ans  pour parcourir le monde avec mon épouse Angela. Je me suis remis au travail à 55 ans en tant que  biophysicien au Tom Backer Cancer Center de Calgary en Alberta (Canada).

A la retraite.

De 1999 à 2016, ma femme et moi avons coulé des jours heureux en Provence, occupés par nos vignes, fruitiers, oliviers et animaux. Notre propriété étant devenue trop lourde à entretenir, nous l’avons quittée en 2016 pour acheter une plus petite dans un hameau ardéchois.

Devant tant de bonheur, j’ai voulu, depuis 2002, consacrer un peu de mon temps libre aux générations à venir et ainsi m’intéresser au devenir de notre civilisation. Depuis cette date, je me considère comme un chercheur indépendant, non sponsorisé et affilié à aucune organisation politique, économique, scientifique ou religieuse.

L'histoire de ma démarche

Brève histoire de ma démarche qui a conduit à écrire le livre « Civilisation, biosphère et climat ».

A la suite de rencontres et de voyages à travers le monde, je me suis intéressé vers 2002 à l’écologie, laquelle m’a vite conduit à m’intéresser à l’avenir de notre civilisation.

Au début, mon seul but était de mieux cerner le monde qui m’entourait. Malgré avoir beaucoup lu, écouté, discuté à son sujet,  j’avais de plus en plus de peine à le comprendre. Parce que je lisais et entendais tout et son contraire, je me suis mis à faire mes propres recherches et calculs à partir de données officielles rendues publiques sur Internet. J’ai ainsi commencé à forger ma propre opinion, laquelle se trouvait parfois en désaccord  avec celle de la « Science officielle » et de la politique.

Ayant choisi de vivre à la campagne, je ne pouvais pas profiter pleinement de l’espace culturel et des échanges d’idées que nous offre une ville, en particulier universitaire. Pour compenser ce manque d’échange, j’ai mis en 2008, sur le net, un forum où je soumettais mes travaux et mes pensées à la critique et aux suggestions des internautes. Peu de temps après, j’ai dû y mettre fin car le forum a été contaminé par du matériel pornographique dont je ne savais comment me débarrasser.

J’ai alors décidé en 2011 de publier le résultat de mes travaux dans un livre intitulé «Effondrement puis métamorphose». Sa publication  ayant été refusée par tous les grands éditeurs français, je l’ai finalement publiée à compte d’auteur chez  In Libro Veritas. J’ai commandé, à mes frais, 300 exemplaires que j’ai distribués gratuitement à un certain nombre d’intellectuels influents  que je jugeais susceptibles d’être intéressés par le sujet. Parmi eux des journalistes spécialisés, des politiciens, des professeurs d’université et des noms connus s’exprimant fréquemment dans les médias sur les sujets que je  traitais dans mon livre. Hormis deux de ces personnes, aucune n’a trouvé la courtoisie élémentaire, ne serait-ce que d’en accuser réception ou de trouver une excuse, même diplomatique, pour justifier qu’ils n’avaient pas le temps d’y jeter un coup d’œil où qu’ils n’étaient pas intéressés par le sujet.

Parallèlement au livre, j’ai ouvert un site appelé ceremovi.org qui donnait des compléments d’informations par exemple sur mes calculs ou sur les difficultés à estimer le EROEI. Il y avait aussi un forum d’une bonne tenue mais que j’ai dû aussi fermer après une année car piraté par des publicités pour des produits censés améliorer les performances sexuelles. Le site ceremovi.org est resté accessible à la seule lecture jusqu’en  2017, après quoi j’ai décidé de le fermer.

Le livre est maintenant en libre accès sur Internet. Fin 2020, plus de 50’000 personnes ont cliqué sur ce lien. A ce jour, aucun commentaire positif ou négatif sur son contenu n’a été posté comme s’il n’avait intéressé personne.

En écrivant ce livre j’espérais stimuler des discussions sur la possibilité d’un effondrement prochain de notre civilisation,  sujet que je jugeais important, d’autant plus qu’il était peu traité à l’époque. À ma grande déception, je n’ai trouvé aucun interlocuteur. Je me suis bien sûr demandé pourquoi. Peut-être était-ce parce que mon nom ne disait rien à personne qui puisse les mettre en confiance ou que le livre était mal écrit, où les deux. Pour me faire connaître, plusieurs amis m’ont conseillé de passer par les réseaux sociaux. Ce que j’ai fait en m’inscrivant sur Facebook et Twitter en ayant même rejoint certains de leurs forums ou groupes de discussions spécialisés. J’ai très vite réalisé que ces canaux de communications sont tout juste bons à faire parler de soi, mais en aucun cas un lieu pour débattre honnêtement et poliment d’une idée. Ce sont des outils pour militants angoissés, pour personnes porteuses de « vérité » et non pour personnes prêtes à consacrer du temps à réfléchir et débattre sereinement d’une idée autre que la leur.

Alors que faire ?

Afin d’avoir quelques réactions avec des interlocuteurs possibles, j’ai décidé en 2014 d’exposer mes idées dans un site web. Je n’y ai pas traité de métamorphose car avant de proposer une solution à un problème, il faut que ce dernier soit reconnu comme tel et accepté par une grande majorité. Il me semblait donc important de faire d’abord un diagnostic sur la situation dans laquelle se trouvait notre civilisation.  En fait, j’ai procédé à une réécriture de la première partie de mon livre sous la forme de 10 exposés que j’estimais plus élaborés et plus didactiques que les chapitres  du livre parlant d’effondrement. Pour encourager une certaine  réactivité avec mes lecteurs je donnais, à la fin de chaque exposé, la possibilité de laisser des commentaires, critiques, suggestions ou autres, de manière anonyme ou non. Ensuite, j’ai  envoyé le lien de ce site à tous ceux qui avaient reçu mon livre plus quelques autres.

Ce site a reçu la visite de quelques dizaines de milliers d’internautes mais, une fois de plus, aucun n’a trouvé utile de laisser un commentaire, de signaler des erreurs, d’ajouter des suggestions, malgré mon souhait exprimé dans la page d’accueil.

Pourquoi ce manque d’intérêt ?

Venant du grand public, je n’en suis pas étonné. D’ailleurs ce site ne lui était pas vraiment destiné. Je pense que Monsieur et Madame Toulemonde  ont suffisamment de soucis pour ne pas perdre du temps à comprendre une théorie peu réjouissante, longue et ardue qui, de plus, ne résout pas leurs problèmes du moment, bien au contraire. J’ai compris que si on veut agir sur le grand public, il faut le responsabiliser en jouant sur ses émotions et non sur sa compréhension. Le stratagème que je n’ai pas voulu suivre consiste alors à envoyer un message simple du type: “Aider-nous à sauver la Planète !”,  accompagné d’images spectaculaires d’un feu de forêt ou d’un ours blanc en perdition sur un morceau de banquise, et ensuite faire passer le message: “Faites ce que les scientifiques vous disent”. Sous-entendu : eux savent, car ils sont payés pour cela par… leurs commanditaires.

Par contre, venant des scientifiques à qui j’ai envoyé le lien de ce site, je me suis étonné de ne recevoir aucun commentaire, ni d’ouvrir aucun débat. L’explication comme quoi ce dernier doit se faire au travers de revues scientifiques est à mes yeux une excuse facile car un chercheur indépendant n’a pas accès aux journaux scientifiques. Ce que j’ai écrit est sur Internet et peut donc être vu par tout le monde. Si ce que j’ai écrit est faux, il est de leur devoir de ne pas le laisser sur le net pour des raisons évidentes.

Karl Popper dit qu’une « bonne » théorie est une théorie qui a résisté jusqu’à date à toutes les tentatives de réfutation. Vu l’importance du sujet, il aurait été déontologiquement correct, de la part de scientifiques qui défendent la théorie officielle, d’expliquer sur le net ou ailleurs, même succinctement, en quoi les idées avancées sur mon site sont fausses et irrecevables et pourquoi la théorie qu’ils défendent et qui a conduit à l’Accord de Paris est par-contre absolument irréfutable.

En 2020 j’ai décidé d’abandonner ce travail et me consacrer aux seuls plaisirs que nous offre une existence paisible à la campagne. En fait, je n’y suis pas arrivé. Un sentiment désagréable d’abandon, d’inachevé ne m’ont pas permis de trouver un état d’esprit suffisamment serein pour me laisser aller à la seule jouissance de la vie. Je me suis alors remis au travail en écrivant mon dernier livre « Civilisation, biosphère et climat », cette fois destiné au grand public.