Conséquences écologiques de la transformation d’une énergie primaire en une énergie exogène, utile à l’Homme.
Quel que soit le système de transformation d’une énergie primaire en une énergie directement utile à l’Homme, le rendement de cette transformation ne peut être de 100 %. C’est une chose que la Nature ne permet pas. En fait, seule une petite fraction de l’énergie primaire exploitée par l’Homme peut être récupérée pour satisfaire ses besoins énergétiques. Le reste présente une pollution pour l’environnement naturel.
Ainsi, chaque fois que nous transformons une énergie primaire en une énergie qui nous soit directement utile, exactement comme dans « la machine biosphérique » ou dans le système digestif d’un organisme biologique, tout ne peut pas être utilisé. Cependant, dans un organisme biologique, les pertes sont en grande partie dans ses excréments, qui alimentent la chaîne alimentaire. Ce ne sont donc pas des pertes à proprement parler. Le tout fait partie d’un cycle de transformation. Le génie humain n’a pas réussi à construire une machine aussi performante que celle de la nature.
Pour transformer une énergie primaire à notre profit, nous devons construire une machinerie d’autant plus importante que la quantité d’énergie primaire à transformer est grande. Cette machinerie perturbe l’équilibre de la biosphère de deux manières :
– La première vient du fait que la construction de cette machinerie a besoin de matière et d’énergie, qui seront obligatoirement puisées dans la biosphère, et ce, à son détriment.
– La deuxième vient du fait que le faible rendement de cette machinerie induit toutes sortes d’énergie et de matière qui sont toutes nuisibles directement ou indirectement à l’équilibre de la biosphère, donc aussi à l’Homme.
Ainsi, contrairement à ce qui se passe lors de la transformation d’énergie primaire au sein d’un système complexe biologique, la transformation d’une énergie primaire par le génie humain conduit toujours à des nuisances et des pollutions, soit directement pour sa partie perdue, soit indirectement pour sa partie utile.
La pollution la plus décriée par les écologistes est la pollution visible provenant de la transformation d’une énergie fossile en une énergie utile.
Elle sort des cheminées et des pots d’échappement. On la voit et on la sent. C’est ce type de pollution qui retient toute l’attention de nos sociétés, car elle émet des particules fines et des gaz à effet de serre. On attribue aux premières toutes sortes de maladies, et aux deuxièmes les changements climatiques. Ce sont là les aspects les plus négatifs de cette pollution. Néanmoins, d’un point de vue purement industriel et économique, cette pollution est actuellement une opportunité. Elle représente le fonds de commerce principal d’actions dites écologiques, comme chercher des énergies qui n’émettent pas de CO2. Elle nourrit de nombreux sujets de recherches pour les technosciences qui espèrent ainsi relancer une industrie mondiale ayant tendance à s’essouffler. Ainsi, l’écologie traditionnelle fait le bonheur des États en permettant la création de nombreux emplois.
Néanmoins, les solutions suggérées pour combattre la pollution visible provenant des énergies fossiles ne font que déplacer le problème. Si l’emploi de pots catalytiques, de tonnes d’isolants dans les maisons ou le remplacement de moteurs à combustion par des moteurs électriques peut en effet diminuer ce type de pollution directe, il augmente les pollutions indirectes, comme nous allons le voir rapidement maintenant.
En effet, outre la pollution visible, il existe une autre pollution moins visible, plus sournoise, que je qualifie ici de pollution indirecte. Bien qu’elle soit nettement plus importante que la pollution directe ou visible, elle attire moins l’attention des écologistes et de l’ensemble de la société, car elle fait partie intégrante de notre mode de vie et de ce qu’on appelle le progrès. Personne ou presque n’a intérêt à la voir diminuer, d’autant plus que ce type de pollution est commun à tous les types d’énergie primaire, que ce soit du fossile, du nucléaire, du solaire, de l’éolien, de la géothermie, de la biomasse ou autres. Elle prend au moins deux formes principales :
1°) Pollution indirecte due à la production d’énergies exogènes.
2°) Pollution indirecte de la biosphère due à l’utilisation de l’énergie utile à l’Homme.
Je vais traiter ces deux points de manière distincte dans les deux blogs suivants

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